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Patients et personnels en danger ! Marre d’une santé au service du capitalisme !

Rien ne va plus dans la santé : suicides, burn out, manque de personnel, prise en charge des patients qui se dégrade, épuisement des soignants... C’est le ras le bol général qui se fait sentir ! Et ça n’est pas prêt de s’arrêter, encore des suppressions de postes annoncées, des diminutions de budget, alors que l’activité augmente !

 

L’accès à la santé devrait être un droit pour tous et toutes, ne devrait pas être une marchandise c’est vrai, ça devrait être élémentaire ! Mais ne nous berçons pas d’illusions, sous le capitalisme tout est profit et le secteur de la santé représente un enjeu bien trop lucratif.
Un secteur tout à fait « profitable », avec des débouchés garantis et permanents (il y aura toujours des naissances, des malades et des anciens à soigner…) !

 

Mais qui en fait les frais ?

 


- Les patients, bien sûr, pour qui les inégalités de soins, d’accès à l’information, de moyens financiers sont toujours plus importantes. Depuis toujours, la santé a été un enjeu de classe. D’un côtés il y a une médecine de « réparation » de la force de travail pour les prolétaires, et une médecine de qualité pour ceux qui en ont les moyens. L’inégalité entre patients s’aggrave avec les restrictions budgétaires. Nous avons une médecine à deux vitesses et l’écart se creuse de plus en plus !

 


- Nous, qui travaillons dans la santé, pressés par le temps et la charge de travail, stressés de commettre une erreur et frustrés de ne pouvoir prendre mieux soins des patients dont nous sommes en charge. Et c’est encore pire si on est en CDD, inquiets en permanence d’être virés comme des kleenex quand on aura besoin de faire des économies.

 

Alors que faire ?

 

Déjà, organiser la solidarité au quotidien pour en finir avec l’isolement, l’abattement que l’on peut ressentir parfois face à ce rouleau-compresseur. Il faut refuser l’individualisme et la concurrence entre nous. C’est ensemble que nous sommes fort, unis et solidaires.

 

Au delà il faut se mobiliser, se syndiquer, s’organiser collectivement. Les luttes collectives ont amené des victoires : à la clinique de l’Ormeau, au Shiva en Ariège ou encore à la consultation de la maternité du CHU de Toulouse.

 

Mettre aux centres les revendications de ceux qui ont les conditions les de travail les plus difficiles  : précaires, agents d’entretien, brancardiers, manutentionnaires, aides-soignants. Ce sont eux qui paient le plus cher dans leur corps la course à la rentabilité. Ceux aussi qu’on a bien souvent tendance à oublier ou invisibiliser.
Exiger la réintégration des services privatisés : ménage, brancardage, qui ont les pires conditions de travail et sont doublement exploités par l’hôpital et par leur patron privé. Ce sont nos collègues et ils doivent avoir le droit au même statut que tous les agents hospitaliers.

 

Au delà, c’est tout un système qu’il faut remettre en cause. Un système où avoir accès à un logement, une éducation et une santé de qualité devient un privilège, un système où certains s’épuisent au travail tandis que d’autres en sont privé, un système dirigé par une minorité pour son profit privé. Nous, nous voulons un « autre monde », où nous vivrons mieux et en meilleure santé, parce que nous travaillerons moins, parce que nous travaillerons tous autrement, sans exploitation ni précarité. Pour gagner ce monde au service du peuple, il faut en finir avec le capitalisme !

 

OCML Voie Prolétarienne, 5 mars 2017

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