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A Zürich, une conférence sur le maoïsme réussie !

Plus d’une cinquantaine de jeunes, et quelques moins jeunes, se sont réunis à l’occasion d’une conférence maoïste "Oser penser ! Oser agir !" à Zürich en Suisse le week-end du 11 et 12 Novembre 2017.

Cette conférence a débuté par une longue présentation à plusieurs voix de la Jeunesse Révolutionnaire de Zürich - RJZ sur l’histoire et les apports du maoïsme.
Le lendemain, c’est Revolutionäre Aufbau qui a poursuivi la conférence par une présentation historico-politique de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne.

Ce week-end a été conclu par une présentation de l’histoire du mouvement maoïste en France au regard de la construction de l’OCML VP. Présentation complétée par un long échange de questions/réponses sur la pratique de notre organisation aujourd’hui, en particulier dans les entreprises et les quartiers populaires.


Tout d’abord, nous voudrions remercier RJZ, la Jeunesse Révolutionnaire de Zürich, pour cette invitation à ce cycle de conférences sur le maoïsme.
Notre organisation s’est créée en 1979, après un processus entamé en 1976. Donc d’une certaine manière au début de la fin du mouvement marxiste léniniste issu de 68. Nous allons donc remonter jusque-là.

Mai-juin 68 et le mouvement marxiste-léniniste

Durant l’effervescence de mai 1968, c’est le mouvement marxiste-léniniste qui est sorti considérablement renforcé, autour de plusieurs partis et organisations, au point de disposer au début des années 70 de deux journaux quotidiens « Le Quotidien du Peuple » (PCR) « L’Humanité Rouge » (PCMLF). La GP (puis la Cause du Peuple), le PCR, le PCMLF, l’Eveil ou la GOP, chacune à sa manière a marqué l’évolution du mouvement marxiste-léniniste.
Quelles étaient, en positif, les grandes lignes de ces organisations ?
- Une grande radicalité dans la lutte, sans concessions, sans respect de l’ordre et de la loi établis, mais appuyée sur une très grande attention aux aspirations des masses. Cela lui donnera une grande sympathie parmi les secteurs les plus radicaux de la classe ouvrière et de l’immigration.
- Une dénonciation radicale du réformisme, en particulier du PCF alors beaucoup plus influent qu’aujourd’hui, autour de polémiques et d’affrontements parfois très violents. Là encore, pour tous les ouvriers radicaux qui avaient ressenti très brutalement la trahison de la fin du conflit de 1968 par les syndicats et le PC, c’était une base de très forte sympathie.
- La référence à la Chine et à son conflit avec l’URSS. Alors que le PC comme les organisations trotskistes continuaient à parler de pays socialistes, les marxistes-léninistes à la suite des communistes chinois, dénonçaient le caractère de capitalisme d’Etat de ces pays. A la suite des espoirs soulevés en mai 1968 pour « changer la vie », au-delà des strictes revendications matérielles, la réflexion s’amorçait sur ce qu’était la véritable nature du socialisme, sur la polémique sino-soviétique, les enjeux de la Révolution Culturelle et la transformation de toute la société en Chine pour mettre les ouvriers à la direction et la politique au poste de commande.
Mais le mouvement marxiste-léniniste souffrait aussi de défauts majeurs qui allaient le conduire à sa perte.
- Porté par la puissance du mouvement de masse de l’époque (les grèves d’OS, Lip, le Larzac...), et renforcé par sa base sociale surtout petite-bourgeoise, ces organisations croyaient que la radicalité dans les luttes et la référence à la Chine suffisaient pour faire la révolution. Le spontanéisme et l’économisme aux postes de commande.
- Ensuite, elles souffraient d’une absence de réflexion autonome et approfondie : suivisme total vis à vis de la Chine. Elles portaient une critique radicale des réformistes et en particulier du PC, jugés seulement trop « mous ». Mais cette critique réduisait le réformisme à une simple trahison, une simple mollesse, ne s’attaquant pas à la fonction fondamentale du réformisme qui fait croire à une transformation démocratique et pacifique du capitalisme et amène à renoncer à la révolution.
- Aussi, dès les premiers signes de reflux du mouvement de masse (dans les années 78), ces diverses organisations se révélaient incapables de faire l’autocritique nécessaire pour s’adapter et survivre. Elles sombraient alors successivement en quelques années.

Les origines de Voie Prolétarienne

Notre organisation s’est constituée en 1979, c’est à dire au « commencement de la fin » du mouvement marxiste-léniniste.
Une partie des fondateurs de VP venaient d’un petit courant marxiste-léniniste, que l’on disait alors « dogmatique », autour de l’Eveil qui critiquait pourtant à juste titre les déviations des organisations ml opportunistes , en polémiquant systématiquement avec toutes les positions fausses. Ce courant portait la critique du PCF comme bourgeois et réformiste, la critique de l’économisme, la critique de ce qu’on a appelé le démocratisme petit-bourgeois, à savoir la conception de la révolution comme extension de la démocratie, et le rôle de la petite-bourgeoisie salariée dans un pays impérialiste, la critique de la théorie des trois mondes…

Mais à force de « traquer l’opportunisme » ce courant était devenu incapable de proposer une politique dans la lutte des classes et a d’ailleurs disparu victime de ces polémiques au sein de ses propres rangs.
Les fondateurs de VP (venus ou proches de l’Eveil) souhaitaient reprendre l’aspect positif de ce retour aux sources du marxisme et du léninisme, sans sombrer pour autant dans le théoricisme ou le dogmatisme. Une autre partie des premiers militants venait directement du mouvement marxiste-léniniste (GOP, PCMLF, PLR...), sur la base d’une critique de ses erreurs, et à la recherche d’une rigueur dans la ligne qu’ils ne trouvaient pas dans les autres organisations, ballottées au fil des événements.
C’est donc la rencontre de ces deux courants qui allait être à l’origine de Voie Prolétarienne : une partie des militants apportait son acquis théorique, une autre son expérience de la lutte des classes, tous à la recherche de la fusion de la théorie et de la pratique, de la réflexion et de l’action pour ce que nous voulons être un véritable communisme.

La naissance de VP et la restauration du capitalisme en Chine

Dès l’origine de notre organisation est posée la question du bilan de la Révolution Chinoise.
En février 1976 apparaît le Cercle Catherine Armand (qui sera l’une des structures à l’origine de VP), qui publie le premier numéro de « Pour le Parti » en octobre de la même année, juste après la mort de Mao Tsé-toung et l’arrestation de la Bande des Quatre.
En novembre 1976, le Parti du Travail d’Albanie (PTA) critique la Théorie des Trois Mondes lors de son 7ème Congrès. Le débat est international. L’organisation « Pour le Parti » participe à cette campagne polémique aux côtés du Parti du Travail d’Albanie en publiant en décembre 1977 une brochure contre ces positions réactionnaires, en Chine et qui ont des partisans en France. A la même époque (février 1978), l’organisation « Voix (avec un « x ») Prolétarienne » de Lyon fait la même démarcation dans une autre brochure. En juillet 1978, c’est la rupture définitive entre l’Albanie et la Chine qui coupe toute aide au pays balkanique.
Au mois de décembre, « Voix Prolétarienne » (de Lyon) choisit son camp dans le feu de la polémique politique et idéologique, et publie une déclaration « Mao Tsé-toung, un grand marxiste-léniniste », qui sera reprise par « Pour le Parti ». En parallèle est élaborée par « Pour le Parti » une première brochure de fond, « La Dictature du Prolétariat, seule transition au communisme », fin 1978, qui s’appuie entre autres sur les développements des plus avancés des communistes chinois de 1975.
Mais à peine parue, cette brochure est confrontée à la publication (janvier 1979) d’un ouvrage d’Enver Hoxha, dirigeant du Parti du Travail d’Albanie « L’impérialisme et la révolution » qui liquide tout l’apport de la révolution chinoise et de la révolution culturelle.
La constitution de l’OCML Voie Prolétarienne en février 1979 par fusion des deux organisations « Pour le Parti » et « Voix Prolétarienne » a lieu dans ce contexte de grands bouleversements et de grandes interrogations. C’est en quelque sorte contraints et forcés par la polémique que notre organisation approfondit les questions en débat et ainsi sa compréhension de ce qu’est vraiment le socialisme et la révolution. Dès le mois de mars 1979, la nouvelle organisation rompt avec le PTA. En juillet 1979, la brochure de l‘année précédente sur la « Dictature du Prolétariat » est critiquée pour ses insuffisances et des restes de positions révisionnistes, et par ailleurs est publiée la brochure « Première réponse à Enver Hoxha » pour se démarquer des positions albanaises.
Deux dossiers sur la Révolution Culturelle seront publiés dans le journal « Pour le Parti » en octobre et novembre 1979, puis un stage d’étude d’une semaine durant l’été 1980 unifiera la nouvelle organisation sur ces positions.
A partir de là, et sur ce socle, la brochure sur « La Dictature du Prolétariat, seule transition au communisme » sera à la fois assimilée dans ses aspects positifs comme critiquée dans ses aspects erronés, et sera développée et enrichie par la publication entre 1980 et 1981 d’une série d’articles fondamentaux qui sont le socle de notre organisation :
La Théorie des Forces Productives à la base du révisionnisme moderne (Cause du Communisme N°1), Sur l’Etat de dictature du prolétariat (Cause du Communisme N°2), Le socialisme dans un pays et la révolution dans le monde (Cause du Communisme N°4).
En 1984, le deuxième congrès de l’OCML Voie Prolétarienne développera sur ce même thème de la transition du capitalisme au communisme avec la rédaction de notre Programme Général.

Comprendre les erreurs

Un des principes de base de Voie Prolétarienne à sa constitution a donc été la compréhension des erreurs passés ou présentes. Et encore aujourd’hui, la polémique politique, la critique comme l’autocritique ont une très grande place dans notre orientation. Si nous sommes incisifs face au réformisme ou à l’opportunisme, nous n’avons pas peur d’assumer nos propres erreurs et de reconnaître nos limites ou nos difficultés.
C’est que dès l’origine, nous avons été confrontés aux graves erreurs du mouvement dont nous sommes issus ! Nous savons que le communisme n’est jamais « pur », qu’il faut être attentifs, qu’il faut savoir refuser la simplicité des apparences et du consensus, s’interroger toujours sur le sens de notre activité.
Voie Prolétarienne est une organisation qui a le souci de la rigueur, du bilan du passé, de la réflexion pour construire l’avenir, de la formation. C’est d’ailleurs en partie grâce à cette rigueur que nous existons depuis près de quarante ans, au travers de toutes les interrogations de la lutte des classes et les difficultés, et malgré le départ de tous les militants fondateurs de notre organisation.

Lier le combat d’aujourd’hui et la société de demain

Mai 1968 comme la Révolution Culturelle en Chine ont secoué l’idée simpliste qui dominait le courant qui se réclamait du socialisme : non, il ne suffisait pas de nationaliser, de planifier l’économie, d’augmenter les salaires pour pouvoir parler de pouvoir des travailleurs. On en a vu les résultats avec le capitalisme d’Etat à l’Est !
C’est une des erreurs majeures du mouvement communiste que nous avons voulu combattre (et que nous combattons toujours !) dès l’origine. D’où l’importance que nous donnons dès aujourd’hui à l’éducation politique. Il ne suffit pas de reconnaître les erreurs, il faut éviter de les reproduire ! Et toute notre activité politique est guidée par ce souci : nous ne défendons pas n’importe quoi, pas n’importe comment, nous voulons que notre combat serve à préparer l’avenir, à forger une conscience communiste et une solide organisation. Par exemple, quelle société va-t-on construire demain si dès aujourd’hui on se bat pour des augmentations de salaire en pourcentage qui favorisent les gros salaires des cadres ? Qu’il s’agisse de l’internationalisme, du combat salarial, du logement, du combat antinucléaire, de la lutte pour l’emploi, de l’unité de la classe, nous avons cette préoccupation.
C’est d’ailleurs pour la même raison que nous n’acceptons aucune compromission avec la « gauche » officielle, dont le seul objectif est de réformer le capitalisme et l’exploitation, sans les remettre en cause. La « gauche », Mélenchon, le PCF et cie ce ne sont pas des amis qui se trompent, mais l’ennemi (la gestion du capitalisme !) infiltré dans nos rangs...

La classe ouvrière au cœur de la révolution

Enfin, VP s’est constituée en 1979 en faisant le bilan de la base sociale du courant marxiste-léniniste. S’ils ont eu une influence réelle dans la classe ouvrière, ils reflétaient essentiellement l’enthousiasme et les illusions de la petite-bourgeoisie, qui d’ailleurs retombent comme un soufflé dès que le mouvement social retombe. D’où toutes les désillusions, mais aussi les véritables trahisons d’anciens maos reconvertis dans les médias ou les partis bourgeois, à l’image de July (patron de Libération), de Geismar (conseiller du PS), de Glucksman et autres « nouveaux » philosophes de la démocratie bourgeoisie.

Un des principes fondateurs de VP, c’est le rôle essentiel de la classe ouvrière dans le processus de la révolution. Même si aujourd’hui elle n’est pas au premier plan en France, elle seule est capable de porter un projet véritablement communiste, pour bouleverser de fond en comble le capitalisme et l’exploitation. D’où l’insistance et l’attention que nous portons au mouvement ouvrier (pas les partis et syndicats réformistes, le mouvement réel...) et les efforts que nous dirigeons en sa direction.

C’est pourquoi nous parlons de centralité ouvrière. Pour nous, il est nécessaire de porter la démarcation avec la petite-bourgeoisie (très forte dans un pays impérialiste). Il faut mettre la classe ouvrière au cœur de la construction du Parti. Nous donnons la priorité au travail ouvrier dans les entreprises et les quartiers. Nous portons la centralité ouvrière au sein nos activités de masse et dans tous les combats démocratiques (féminisme, racisme, immigration et sans-papiers, homophobie etc.). Comme les maoïstes avant et aprés 68, nous menons une politique d’établissement professionnel ou géographique pour construire notre implantation militante au sein de la classe ouvrière. Les établissements sont dirigés politiquement par notre organisation.

Le sens de notre référence au maoïsme

Pour nous être maoïste, loin des approches romantiques, dogmatiques et folkloriques c’est avant tout affirmer que :
- La lutte de classe se poursuit sous le socialisme, qui n’est qu’une transition extrêmement instable vers le communisme. Et dans ce cadre, c’est « reculer que d’être stationnaire ».
- Dans l’ex-URSS, la classe ouvrière avait très tôt perdu le pouvoir (dans les années 30), et la société s’était transformée en capitalisme d’Etat, ce qui justifiait une nouvelle révolution. Cela les communistes chinois ont tenté de le comprendre et de l’empêcher avec la Révolution Culturelle.
- Les réformistes (PC, PS etc...) sont les représentants de la gestion capitaliste dans le mouvement ouvrier. Pour vaincre, il nous faudra les battre, et leur ralliement est impossible. Cela nous sépare irrémédiablement des courants trotskistes qui considèrent qu’ils font partie « du mouvement ouvrier ».
- Ce sont les masses qui font l’histoire, et personne ne la fera à leur place. D’où notre attention à ses aspirations, ses contradictions, mais aussi ses erreurs et ses limites. C’est la ligne de masse. Pour autant, il n’y aura pas de révolution sans parti d’avant-garde, parti communiste, pour indiquer la voie à suivre, car le bouleversement de fond en comble de la société ne peut pas apparaître tout seul à partir des règles économiques, idéologiques, politiques et sociales issues du capitalisme. Cela nous distingue de tous les courants spontanéistes qui ne jurent que par le mouvement de masse... Parmi les masses, la classe ouvrière est la seule classe « révolutionnaire jusqu’au bout ».
- « Sauf le pouvoir, tout est illusion » : à la différence des anarchistes ou des alternatifs, nous affirmons qu’il n’y aura jamais de société populaire sans prise du pouvoir d’Etat, pour diriger le difficile chemin de la transition au communisme.

Sans prétendre être exhaustif, voilà en tous les cas ce que nous voulons dire par « être maoïstes »...

Une organisation tournée vers la pratique

Au cours de nos presque 40 ans d’histoire, nous avons eu à cœur et ceci malgré les difficultés et nos faiblesses en particulier numérique, d’être toujours tourné vers une pratique en direction du prolétariat multinational de France. Cette pratique est structurée autour d’interventions de zone, à la fois géographique et sur des usines, à partir d’une politique d’établissement et d’implantation.
Mais pour rendre plus concret notre pratique, nous allons développer quelques exemples :
- Dans les combats dits économiques nous avons toujours combattu le « produisons français », le réalisme économique, les « nationalisations » par l’État bourgeois comme des solutions pour la classe ouvrière. Au contraire, nous affirmons dans ces luttes défendre l’intérêt ouvrier et rien d’autres notamment autour du combat pour Zéro licenciement, pour « Travailler Tous Moins et Autrement » dès les années 80, et contre la précarité et la pénibilité capitaliste.
- Face au au chauvinisme du PCF et des organisations réformistes, nous avons toujours porté la question de l’unité du prolétariat multinational et international. En défendant la liberté de circulation et d’installation, la lutte contre les différentes réformes anti-immigrés et anti-ouvrières autour de l’immigration, notre participation aux différentes luttes pour la régularisation de tous les sans-papiers et pour la défense de leur autonomie de direction dans ce combat etc. Par exemple, l’OCML VP a co-organisé en octobre 1981 la tenue du premier meeting de commémoration du plus grand massacre à Paris depuis la Commune de Paris : le massacre des algériens le 17 octobre 1961 par la police du Général de Gaulle. Solidarité internationale comme le combat contre l’exportation d’un transfo pour l’Afrique du Sud de l’aparthied en 1987 et 1989 à Alsthom Saint-Ouen
- Dès notre origine, nous avons défendu un féminisme de classe et révolutionnaire notamment en affirmant qu’une ouvrière ce n’est pas simplement un ouvrier au féminin. Depuis, nous avons cessé de participer à différentes initiatives (contre sens ?) et regroupements de femmes autour des questions liées à leur oppression de genre qui impacte tous les aspects de la vie : au travail, dans la famille, dans la rue etc. Mais aussi en organisant par exemple la tournée de soutien de RAWA, organisation de femmes révolutionnaires afghanes, à deux reprises avec différentes organisations.
- Nous avons fait de la solidarité internationale un principe intangible. Par exemple, nous étions bien seuls dans les années 80 à apporter notre soutien à la guerre populaire prolongée au Pérou, qui à l’époque portait le flambeau de la révolution mondiale. Tout comme nous soutenons aujourd’hui la Guerre Populaire en Inde, aux Philippines ou les forces révolutionnaires qui se battent en Turquie/Kurdistan comme le TKP/ML TIKKO.
- Dès l’origine, nous avons porté la question du soutien à la Palestine : dénonciation des massacres de Sabra et Chatila en 1982, des accords d’Oslo en 1993, des différents massacres sionistes. Nous avons toujours soutenu le projet historique de la libération de la Palestine, un seul Etat de la mer au Jourdain et le retour de tous les réfugiés. Aujourd’hui, cette perspective est notamment incarnée par le communiste arabe Georges Ibrahim Abdallah, otage de l’impérialisme français depuis 1984.

Dans toute notre pratique politique nous mettons au centre la nécessité stratégique de reconstruire un authentique Parti communiste, regroupant les éléments avancés de la classe ouvrière et du prolétariat autrement dit l’avant garde.

Nous ne sommes pas des nostalgiques de Mai 1968, tournés vers un passé qui fait partie aujourd’hui de l’histoire.
Cette courte présentation avait pour but de montrer d’où nous venons et pourquoi nous défendons l’orientation qui est la nôtre.
Voie Prolétarienne n’est pas une organisation de circonstance, liée à tel ou tel mouvement de lutte. C’est une organisation communiste avec des ambitions énormes.
Nous sommes extrêmement ambitieux mais nous connaissons aussi nos limites et nos faiblesses. La révolution est quelque chose de sérieux : nous affrontons un ennemi puissant, armé et qui a tous les moyens de son pouvoir.
Si nous voulons avancer, réussir, l’amateurisme ne nous conduira qu’à l’échec et à la répression. D’où l’importance que nous donnons à la rigueur, au travail de réflexion, d’organisation. Et force est de constater qu’aucune autre organisation (voire « parti ») en France n’offre une telle perspective...

L’avenir nous appartient, mais c’est à nous de le construire !

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