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Pour en finir avec les violences policières et le racisme d’Etat : Construisons notre camp contre l’Etat capitaliste, impérialiste et réactionnaire !

Des humiliations quotidiennes aux crimes policiers racistes les plus abjects qui endeuillent nos quartiers, des travailleurs méprisés qu’on entasse dans les foyers aux résidents sans titre qu’on jette à la rue, des contrôles au faciès dans les transports en commun à la prison de la rétention et à l’expulsion, autant de violences qui ne sont le fruit que d’un même système : l’Etat capitaliste, impérialiste et réactionnaire – ses institutions, sa police et sa justice !

 

Dans les quartiers populaires, l’Etat capitaliste nous contraint à la précarité, au chômage et à la misère, et sacrifie notre jeunesse avec une éducation au rabais pour les futurs exploités. C’est la gestion coloniale des quartiers, la répression contre la classe ouvrière et le peuple, nos quartiers transformés en ghettos quadrillés par la BAC pour qu’on se tienne bien tranquille.
C’est jusqu’aux meurtres légaux, l’Etat réactionnaire qui est à l’œuvre avec la justice qui assure l’impunité des crimes policiers racistes et s’acharne contre les familles de victimes et leur comité de soutien. C’est ce que montre le récent rebondissement dans la mort d’Adama Traoré : un rapport médical, qui démonte complètement le rapport des experts officiels, interrogeant même leur compétence, met à nu le caractère raciste et de classe de la justice des exploiteurs ; quand on veut protéger les crimes policiers, on invente de fausses preuves et de fausses expertises…

 

Dans les foyers, véritable lieu de stockage de nos camarades immigrés, les rénovations servent de prétexte à la mise sous contrôle accrue des résidents, l’expulsion des hébergés, la destruction des pratiques culturelles de solidarité et d’entraide. C’est une politique d’« intégration » au relent de paternalisme colonial qui prive les migrants du soutien de leur communauté d’origine.

 

Pour les Sans-Papiers, c’est toujours plus de sélection, de répression et d’expulsions. La politique de Macron comme des autres avant lui, c’est la politique de l’impérialisme français qui sélectionne selon les besoins de l’économie, expulse massivement et exploite férocement via le travail clandestin partout où il y a besoin de mains d’œuvre corvéable et bon marché. Les migrants qui fuient la misère et les guerres, les morts au Sahel et en Méditerranée, c’est l’Etat impérialiste qui pille et ruine les économies africaines, soutient les dictatures les plus brutales pour peu qu’il y trouve son intérêt.

 

Les étudiants et lycéens mutilés à coup de flashball et de grenades explosives, c’est l’Etat qui réforme l’éducation et compromet encore un peu plus l’avenir des jeunes prolétaires. Les mains et les pieds arrachés sur les ronds-points et dans les manifestations, c’est l’Etat qui impose son ordre social et réprime toutes celles et ceux qui refusent de plier l’échine.

 

Aujourd’hui, nous sommes tous ensemble et nous défilons côte à côte, contre notre ennemi commun, contre l’Etat capitaliste, impérialiste et réactionnaire, pour dénoncer les violences policières et le racisme d’Etat.
Aujourd’hui, ce qui est en question parmi nous c’est comment construire l’unité de notre camp, le camp des exploités, ici, en Afrique et partout ailleurs. Français ou immigrés, avec ou sans papiers, jeunes, actifs ou chômeurs, retraités. Toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus du mépris des classes dirigeantes dans les administrations, les ministères et les entreprises, qui n’en peuvent plus de la précarité et du chômage, de la pénibilité du travail, de la violence de l’exploitation.
Ça commence par rejeter tout ce qui sème la division dans nos rangs. Le racisme, le sexisme, le nationalisme, le patriotisme, ce ne sont que des poisons. Opposons-leur la solidarité internationale des exploités. Les prolétaires n’ont pas de frontières !
Attelons-nous dès à présent à la construction d’une organisation commune de combat contre ce monde barbare dont nous ne voulons plus.

 

Ce monde barbare fait d’exploitation, de racisme et de sexisme, de guerres et d’entraves envers les peuples, on n’en veut pas. Pour mettre fin aux crimes policiers, à l’exploitation des patrons, aux oppressions racistes et sexistes, pour mettre un terme à la domination impérialiste sur les peuples, c’est l’Etat capitaliste, impérialiste et réactionnaire qu’il faut abattre, c’est au pouvoir de la bourgeoisie qu’il faut mettre fin. Pour construire une société basée sur la solidarité, l’entraide et la coopération, une société où ce sera nous, les exploités et les opprimés qui serons les maîtres. Ce qu’il nous faut c’est une révolution !

 

Tract distribué à l’occasion de la Marche des Solidarités
OCML VP - Région Parisienne

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