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Gilets Jaunes : non à la répression ! Résistance !

Strasbourg, lundi 16 septembre 8h30 au TGI

La répression contre les Gilets Jaunes ne faiblit pas, et les procès s’enchaînent partout en France, comme nous le dénoncions déjà en janvier (lire "Répression du mouvement des Gilets Jaunes, toujours plus"). Nous publions ci-dessous un appel de la CGT jeunes à un rassemblement de soutien à un jeune qui passe au tribunal lundi 16 septembre, et le cercle de sympathisants de l’OCML Voie Prolétarienne de Strasbourg s’associe à cet appel.

Le 16 février, au cours d’une manifestation organisée dans le cadre de la mobilisation des gilets jaunes, le camarade D.A. s’est fait interpeler par la police et a subi 20h de garde à vue (voir la vidéo de l’interpellation ci-dessous). Suite à cette G.A.V., le camarade, jeune fonctionnaire de l’Éducation Nationale, a reçu deux mois plus tard une convocation au tribunal correctionnel de Strasbourg, accusé d’outrage à agent et de violence aggravée envers un représentant des forces de l’ordre.

Comme cela s’est banalisé depuis quelques années – dans le cadre d’un contexte sécuritaire qui sert moins à protéger qu’à bâillonner la parole et l’action contestataire -, et d’autant plus depuis l’arrivée au pouvoir de LREM, le pouvoir refuse toute contradiction : il serre la vis et réprime systématiquement toute opposition qui s’exprime dans la rue, par les grèves, les blocages ou par tout mode d’action qui remette en cause son organisation et sa volonté de satisfaire les intérêts privilégiés d’une infime minorité de la population.

Les données répertoriées sont éloquentes : en 9 mois on peut comptabiliser plus de 10000 interpellations qui ont donné lieu à une G.A.V., des centaines de procédures judiciaires ont été lancées, dont de nombreuses ont amené à des peines de prison fermes ou avec sursis. Certains jours, en région parisienne, les tribunaux ressemblaient à des industries aux jugements aussi expéditifs que possibles. Cela sans compter la violence policière inouïe qui s’abat lors des rassemblements et défilés : on dénombre des milliers de blessés dont une vingtaine d’éborgnés par le LBD. Les principaux concernés par cette répression sont les gilets jaunes qui avaient le moins la possibilité de se défendre : les plus précaires et les plus frappés par l’arbitraire du système pénal.

Il s’agit d’une stratégie consciente du gouvernement et de l’Intérieur qui loin de vouloir maintenir un quelconque ordre préfère radicaliser une partie de la population en frappant, mutilant, terrorisant celles et ceux qui luttent contre leur politique antisociale, anti-écologique et liberticide. La seule stratégie qu’ils aient trouvée : calomnier, violenter et criminaliser. Loin de ne toucher que les gilets jaunes, cette répression vise autant les syndicalistes les plus combatifs que les activistes de la cause environnementale. Au mépris de la vie démocratique, LREM et ses alliés de la sphère capitaliste n’hésitent plus à montrer les crocs : « Il n’y a pas d’alternative ». De plus, au-delà même des différentes sphères militantes et politiques, nous assistons depuis quelques semaines à une volonté consciente de légitimer la criminalité policière coûte que coûte, accréditant de fait un climat réactionnaire qui se fait jour parmi les membres des forces de l’ordre : la disparition de Steve lors de la fête de la musique de Nantes et le rapport honteux de l’IGPN qui a suivi en sont l’un des plus tragiques exemples.

Si l’Etat veut mater les corps, il veut aussi mettre la pression par tous les moyens à sa disposition : procès coûteux, harcèlement juridique, procédures complexes.

La CGT du Bas-Rhin, à l’initiative de la CGT Jeunes, vous invite donc à un rassemblement pour soutenir D.A. au Tribunal de Grande Instance où son audience aura lieu le 16 septembre !

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