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Contribution vidéo de l’UOCmlm de Colombie
Réunion publique "Danger de guerre, espoir de révolution" du 13 février 2026
Version originale disponible en castillan : https://ocml-vp.org/article2921.html
Chers camarades, chers compagnes et compagnons,
Recevez nos salutations chaleureuses, rouges et internationalistes.
Nous remercions les camarades de l’OCML Voie Prolétarienne pour leur aimable invitation à cet événement important, qui, nous en sommes sûrs, sera un succès car il s’agit d’examiner et d’apporter une réponse prolétarienne révolutionnaire à la situation mondiale agitée, qui montre la décadence et la pourriture du système capitaliste impérialiste moribond.
Dans notre partie du monde, les peuples ne subissent plus seulement l’exploitation et l’oppression des capitalistes et des impérialistes, mais ont récemment souffert de l’agression militaire contre notre peuple frère vénézuélien de la part de l’impérialisme yankee et de la menace du néofasciste Donald Trump de faire de même en Colombie, au Mexique, à Cuba... dans le but de consolider sa domination économique, politique et militaire dans ce qu’il considère comme son « arrière-cour », afin de freiner l’avancée des impérialistes russes et chinois dans le cadre de la dispute pour un nouveau partage du monde.
L’Amérique latine n’est donc pas étrangère à la série d’agressions qui se produisent à travers le monde et qui ont réveillé le sentiment anti-impérialiste légitime des peuples et renforcé leur volonté de lutter contre l’impérialisme et les grands monopoles, qui ravagent les peuples par leur voracité sans limites, surexploitant la main-d’œuvre, ruinant les petits propriétaires et détruisant la nature.
Dans cette situation, le prolétariat et les peuples sont confrontés à un combat « anti-impérialiste » qui ne va pas au-delà des discours, comme dans le cas du Venezuela et de la Colombie, dont les dirigeants finissent par céder et s’agenouiller devant l’empereur néofasciste Donald Trump.
À cette attitude dangereuse s’ajoute une autre, tout aussi dangereuse, qui considère comme des amis les impérialistes russes et chinois, vendant aux peuples l’idée qu’ils sont meilleurs que les impérialistes yankees, devenant ainsi les promoteurs de l’idée d’un monde multipolaire qui justifie la concurrence impérialiste pour un nouveau partage du monde.
Elle est également dangereuse car elle désarme le prolétariat et les peuples en semant de faux espoirs dans les impérialistes russes, chinois et européens, dont ils attendaient un soutien réel face à l’agression des Yankees contre le Venezuela. Un soutien qui n’a pas dépassé le stade des déclarations formelles.
Dans le camp des révolutionnaires, deux attitudes se dégagent également :
D’un côté, la position du révolutionnarisme petit-bourgeois, qui continue de croire que la bourgeoisie de ces pays peut adopter une attitude anti-impérialiste et réduit son programme principalement à l’anti-impérialisme yankee, sans toucher aux classes locales sur lesquelles celui-ci s’appuie.
De l’autre, il y a l’anti-impérialisme prolétarien cohérent qui considère nécessaire d’unir la lutte contre l’impérialisme de toutes les couleurs à la lutte contre toute la bourgeoisie et les propriétaires terriens, classes associées et laquais des impérialistes. Autrement dit, il unit la lutte contre l’impérialisme à la lutte contre tout le capital.
Cette distinction est importante, et ce d’autant plus en cette période où les crises économique, sociale, politique, sanitaire et environnementale témoignent de l’agonie avancée de l’impérialisme en tant que système mondial d’exploitation et d’oppression. Une crise qui a entraîné une grande décomposition sociale et une exacerbation extrême de toutes les contradictions de l’impérialisme, en particulier entre la bourgeoisie et la classe ouvrière mondiale, entre les pays impérialistes et les pays opprimés, entre les pays impérialistes et entre les monopoles. Une crise multiple qui tend à être résolue par une nouvelle guerre mondiale pour un nouveau partage du monde, face à laquelle le prolétariat n’a d’autre alternative que de l’empêcher par la révolution ou, si elle se présente, de déclencher la révolution par la guerre civile révolutionnaire.
L’exacerbation des contradictions interimpérialistes et intermonopolistes, la concurrence constante pour s’emparer des matières premières, des zones d’influence, des marchés et de la main-d’œuvre bon marché, qui conduit à une issue militaire par le biais d’un nouveau partage du monde, entraîne une réaction sur toute la ligne, encourageant, depuis les secteurs les plus réactionnaires des classes dominantes, la xénophobie, les mesures anti-ouvrières, l’ultranationalisme et même le néofascisme, qui gagnent en force partout dans le monde ; ce n’est plus une réaction qui dissimule ses discours, mais qui avoue ouvertement et sans vergogne ses idées et ses intentions aberrantes, passant outre les organismes impérialistes internationaux et la loi bourgeoise internationale, qui ne sont plus que des ornements, comme nous l’avons vu avec l’ONU et ses organismes annexes.
Mais avec le déclin général du capitalisme impérialiste et l’aggravation de toutes ses contradictions, la révolte du prolétariat et des peuples s’est également déclenchée, qui se soulèvent dans des grèves politiques de masse dans tous les pays pour freiner la voracité des capitalistes et les empêcher de continuer à faire peser sur leurs épaules les conséquences de la crise ; contre l’agression des peuples et en soutien à leur juste résistance, la solidarité internationaliste s’est réveillée, comme cela a été le cas pour la cause du peuple palestinien, contre l’agression du Venezuela, contre la guerre et l’invasion de l’Ukraine, contre l’opération génocidaire Kagaar en Inde et en soutien à la guerre populaire menée par le Parti communiste indien (maoïste) ; contre la réaction et les forces néofascistes... enfin, contre tout ce qui signifie l’exploitation et la domination impérialiste.
En ce sens, alors même que Trump menace les peuples, impose des sanctions partout et défie les autres impérialistes, il est confronté à la mobilisation gigantesque et croissante de la classe ouvrière et d’autres secteurs qui se sont joints aux travailleurs migrants persécutés par la nouvelle gestapo appelée ICE. Il en va de même en Europe et même en Chine, où, malgré le régime draconien et la censure, les dirigeants sociaux-impérialistes n’ont pas pu dissimuler la vague de protestations et de grèves qui a secoué le pays de mai à la mi-2019, et dont le débordement ultérieur n’indique que l’accumulation de nouveaux mouvements plus importants.
Cependant, la révolte spontanée du prolétariat et des peuples ne suffit pas, il faut la direction des communistes et des révolutionnaires pour canaliser en un seul torrent et dans une seule direction les efforts et la puissante énergie déployés pour se rapprocher de la victoire de la révolution prolétarienne mondiale.
Il est urgent d’unir et d’organiser la lutte générale des travailleurs et la solidarité internationaliste, en un seul front anti-impérialiste et anti-guerre, avec pour objectif le socialisme, afin que leurs actions mettent en échec les impérialistes et leurs laquais dans les pays opprimés.
Et surtout, les communistes doivent avancer dans la construction du Parti de la classe ouvrière dans chaque pays, parallèlement à la construction de la nouvelle internationale, instruments stratégiques indispensables pour vaincre l’impérialisme.
Notre appel aujourd’hui, camarades, est de nous unir en tant que détachements du prolétariat révolutionnaire pour avancer dans la guerre des classes, détruire le capitalisme impérialiste et instaurer le socialisme sur toute la terre.
Prolétaires du monde entier, unissez-vous !
Février 2026 - Union ouvrière communiste (MLM) de Colombie