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La pollution chimique s’aggrave, le capitalisme nous empoisonne

Bulletin N°43 - Mai 2026

Des toxiques chimiques, on en retrouve partout : dans nos assiettes, dans l’eau qu’on boit et l’air qu’on respire. On en découvre tous les jours des nouveaux.

Il y a le cadmium, un métal présent en forte teneur dans les engrais phosphatés importés du Maroc pour les besoins de l’agriculture en France et dont l’accumulation dans l’organisme expose à long terme à des maladies rénales ou à l’ostéoporose.
Il y a les PFAS, utilisés dans la fabrication de nombreux produits industriels et domestiques pour leur conférer des propriétés antiadhésives, antitaches, imperméabilisantes, résistantes aux flammes et aux fortes chaleurs, des polluants éternels perturbateurs endocriniens qu’on retrouve dans les aliments et dans l’eau du robinet.
Il y a les dioxines et les PCB, produites essentiellement lors de processus industriels de combustion, qui peuvent altérer le fonctionnement des systèmes nerveux ou hormonal. Ou encore l’hexane, un dérivé du pétrole utilisé dans l’extraction des huiles de tournesol, de colza ou de maïs qu’il contamine, toxique pour le système nerveux lorsqu’il est inhalé et dont les effets sur la santé lorsqu’il est ingéré sont en cours d’évaluation.
Et bien sûr le glyphosate et les pesticides en tout genre utilisés pour booster les rendements des cultures agricoles, et dont on retrouve des résidus sur la moitié des fruits et légumes ce qui augmente le risque de développer certaines maladies (cancers, leucémies, maladies de Parkinson, Alzeihmer…), sans compter les risques accrus pour les grossesses.

Poissons, fruits de mer, œufs, viandes, volailles et abats, chocolat, riz, pains, pâtes, biscuits, pommes de terre et légumes, fruits, fromages, beurre… Impossible d’y échapper !

Alors il y a bien des normes, des réglementations, des limites maximales de résidus, des études toxicologiques. En vrai aucune garantie pour notre santé mais plutôt le cadre légal qui régit notre empoisonnement et dédouane les empoisonneurs de leur responsabilité.

C’est que rien ne doit freiner la course à la productivité et à la rentabilité, et les timides concessions faites à l’écologie sont remises en cause dès que le contexte économique se tend : Loi Duplomb pour autoriser à nouveau le glyphosate et valider les bassines, dérogation à l’interdiction des néocotinoïdes pour les cultures de betteraves, de noisettes, de cerises et de pommes, arrêt du plan EcoPhyto de réduction de moitié de l’usage de produits phytosanitaires, réduction des aides à l’agriculture bio… Le gouvernement est totalement soumis à l’agro-industrie toxique représentée par la FNSEA !

Pour le capital, peu importe la toxicité de ces produits pour les prolétaires et les populations ; ce qui compte c’est le taux de profit de la chimie toxique… « Bien manger », se protéger, ça coûte cher, c’est aussi une affaire de classe !
Le capitalisme détruit l’homme et la planète, détruisons-le !