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En Bolivie, la flamme de la lutte ne s’éteint pas
Article de l’UOCmlm de Colombie du 10 juin 2026
En Bolivie, des blocages persistent en plus d’une centaine de points de passage à travers le pays, répartis sur sept départements, par des manifestants qui protestent depuis maintenant 40 jours. Ce qui avait commencé comme des manifestations et des blocages dus aux pénuries de carburant et à la hausse du coût de la vie s’est transformé en revendications pour la démission du président Rodrigo Paz.
Le 2 juin, le ministre de l’Éducation et le ministre de la Défense ont démissionné. Selon le rapport du Médiateur du 8 juin, trois personnes ont été tuées lors d’affrontements entre les masses boliviennes et les forces protégeant l’ordre bourgeois. Sept autres personnes sont décédées faute d’avoir pu être transportées à l’hôpital ou par manque d’oxygène, une situation créée par le gouvernement bolivien réactionnaire, indifférent au sort du peuple. Par ailleurs, 365 personnes ont été arrêtées, dont 247 ont déjà été libérées. Il est donc nécessaire d’agir pour dénoncer cette situation et obtenir la libération immédiate des détenus restants.
Alors que la population manifeste dans les rues, affamée, sans carburant ni médicaments, le président réactionnaire Rodrigo Paz promulgue la loi 1740, dite loi régissant l’Etat d’exception, autorisant l’armée et la police à intervenir violemment aux barrages routiers érigés par les manifestants. L’aspect inquiétant de cette loi réside dans son article 26, qui instaure une « présomption d’innocence » et une protection juridique pour les militaires lorsqu’ils utilisent des armes à feu et causent des décès lors d’opérations.
Parallèlement, les impérialistes américains ont explicitement rejeté les manifestations visant à contraindre le président bolivien à démissionner. Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a déclaré que son pays « observe » et rejette catégoriquement toute tentative de « renverser le gouvernement légitime ». Dans son allocution, M. Hegseth a appelé à empêcher le pays de tomber sous la « domination du narcoterrorisme » ou de revenir au statu quo antérieur, tout en annonçant un renforcement du soutien logistique et de l’assistance au gouvernement bolivien pour faire face à la crise interne.
Tout ce qui précède démontre que le peuple bolivien doit rester dans la rue s’il veut obtenir satisfaction à ses justes revendications. Plus organisé et plus radical dans sa lutte, il doit comprendre que le gouvernement de Rodrigo Paz ne cherche pas à résoudre la crise, mais tentera plutôt d’étouffer la lutte du peuple bolivien par la répression, tout en faisant preuve de déférence envers les impérialistes américains qui voient dans ce nouveau conflit entre classes sociales antagonistes une occasion de renforcer leurs intérêts en Amérique latine, dans le cadre des préparatifs d’une nouvelle guerre mondiale inter-impérialiste.
Nous, militants colombiens de Revolución Obrera, sommes solidaires du peuple bolivien et de sa lutte, nous exigeons la libération de ceux qui sont emprisonnés pour avoir combattu et nous contribuons à diffuser l’information sur ce qui se passe au milieu des grandes mobilisations et confrontations contre le gouvernement réactionnaire de Rodrigo Paz.
Original : https://revolucionobrera.com/internacional/en-bolivia-no-se-apaga-la-llama-de-la-lucha/